Un été de courts-métrages.
Cet été, j’ai entrepris de regarder le plus de courts métrages possible, car on s’intéresse peu aux courts métrages que l’on considère comme le parent pauvre du cinéma. Après une cinquantaine de courts visionnés, et bien qu’ils restent uniques, je leur ai trouvé des points communs, que voici et que je vous invite pour certains, à user dans vos œuvres :
Le sujet doit être fort et percutant, souvent lié à une question sociétale contemporaine.
L’ADN du genre dans lequel s’inscrit le film doit être immédiatement perceptible, tant sur le papier que sur l’écran.
L’histoire gagne en puissance lorsqu’elle s’ancre dans un territoire marqué.
Les péripéties doivent surprendre, déstabiliser et rester inattendues. Court métrage ne veut pas dire que l’on s’ennuie, qu’il ne se passe peu ou rien d’inattendu.
Le personnage principal doit susciter une empathie immédiate, même s’il penche du côté des méchants.
La symbolique est fréquemment surévaluée : elle ne constitue jamais, à elle seule, la force d’un film. Elle peut venir en surcroît, comme une touche finale, mais c’est la qualité de la trame qui demeure essentielle.
Quant aux films que j’ai le plus aimés, les voici : The Phonecall, An Irish Goodbye, Whiplash ou encore Les Silencieux de Basile Vuillemin.